L’esprit critique, c’est de droite ou de gauche ?

Difficulté : 3/5

On entend souvent dire que « tout est politique ». Moi-même, je prétends que rien n’est neutre en politique, que tout peut être replacé sur l’axe gauche/droite par exemple. Mais alors ça veut dire que ça concerne aussi la science, le scepticisme, etc ? Même ça, il faudrait que ça soit politique ?

Le point de départ de cette réflexion était la vidéo de Tzitzimitl : La zététique est-elle apolitique ? Le titre est intriguant, surtout pour moi qui me suis posé la question pendant longtemps. Si beaucoup de personnes présentent ça comme une démarche apolitique, pour moi c’était plus associé à un milieu de gauche. Mais c’était plus par association naïve que je pensais ça, parce que les gens qui m’avaient fait découvrir tout ça étaient plus de gauche que de droite.1)Par exemple j’ai beaucoup appris de R. Monvoisin et son cours Zététique et auto-défense intellectuelle : https://skeptikon.fr/video-channels/5f74ed4b-cc3c-4b33-a33d-06f49282ada5/videos. Mais après tout ce temps mon cheminement m’a amené à une réponse moins naïve à cette question : je sais maintenant si c’est de gôche ou de drouate. Et pour répondre a cette question, je vais devoir remonter à la source des choses.

Rappels des termes

Pour rappel sur les définitions de droite/gauche : on est de droite quand on cherche à globalement conserver le monde comme il existe ou de revenir à une forme précédente. On est de gauche quand on cherche à dépasser le monde existant pour en inventer un nouveau. Pour plus de détails, je vous renvoie à ma vidéo sur le sujet (et les sources correspondantes).

Le scepticisme, la zététique et l’esprit critique, correspondent en gros à une attitude générale de recherche de la preuve et d’exercice du doute. Autrement dit, c’est un outil intellectuel de tri de l’information. Comme je l’ai dit dans l’article précédent, il s’agit de méthodes pour mieux penser, mais elles sont amorale : la morale n’est pas leurs sujet. Là encore, j’ai fait une longue vidéo pour expliquer précisément ce qu’est la pensée critique, aller la voir pour plus de détails :

Voilà pour la définition des deux concepts principaux, et on peut déjà s’arrêter sur un mot : outil. Un outil, c’est pour répondre à un besoin.2)Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, je conseille à ce sujet une autre vidéo de Tzi : ❓LA SCIENCE MANQUE D’ÉTHIQUE • Le Grand Procès de la Science https://skeptikon.fr/videos/watch/9641932d-0624-49f1-9b43-f8f476f5e8d7. En l’occurrence, la méthode scientifique et le scepticisme donnent des informations sur les faits. Rappelez-vous Hume et Wittgenstein : les sciences parlent des faits, mais pas de l’éthique, ne disent rien de l’interprétation de ces faits, de la morale, bref ça ne parle pas de politique. La réponse découle alors naturellement : le scepticisme et la zététique ne sont ni de droite ni de gauche, mais des outils pouvant être utilisés pour n’importe quels objectifs politiques.

Oui… mais non, ce n’est pas si simple. Déjà parce que la pensée critique est composée de plein de sous-courants antagonistes, eux-mêmes présents dans plein de domaines différents : neurosciences, épistémologie, statistique, etc. Il faut donc prendre un peu de recul sur ces définitions que je vous donne : si on veut être très précis, il n’existe pas de définition consensuelle de tous ces concepts, que chacun va un peu modifier à sa sauce. Mais par souci de clarté, je vais rester dans les généralités.

L’esprit critique est comme un filtre pour séparer les bonnes et les mauvaises informations

Je vais quand même rajouter une distinction : le rationalisme et le scepticisme, c’est des philosophies des faits. L’auto-défense intellectuelle est une philosophie qui traite des affirmations. Dans le premier cas, on cherche à trier le vrai et le faux, en cherchant à connaître les faits. Dans le second cas on part d’affirmations, d’argumentaires précis, et on cherche à les questionner et à les améliorer. La différence n’est pas nette, je le sais bien, mais au moins elle existe. La zététique ne parle que des faits, et c’est donc une méthode qui s’applique assez mal dans la sphère de la philosophie politique et morale. Or, ce n’est pas le cas de l’auto-défense intellectuelle. Je dirais même que pour moi ça sert en premier lieu à trier les informations qui viennent du champ politique3)Parce que c’est sympa de savoir si les fantômes existent, mais c’est plus important de savoir ce qu’on doit faire en tant que communauté.

Voilà, maintenant que ces définitions sont un peu plus claires, on va pouvoir faire un point historique.

Un petit peu d’histoire

Henri Broch, qui a introduit en France le visage moderne du scepticisme : la zététique

La première association de zététique française a été créée en 1993 : le Cercle zététique4)On peut remonter plus loin en parlant des associations de défense de la science comme l’AFIS (1968) et l’Union rationaliste (1930). Mais en l’occurrence je me concentre sur les associations qui revendiquent le scepticisme dans sa forme récente, celle inventée par Broch. avec comme président d’honneur Henri Broch (celui qui a créé la zététique en France). Le but de cette association était de regrouper des personnes autour du projet du scepticisme. Ainsi on y trouvait des membres de tous les horizons politiques, puisqu’en théorie la méthode scientifique n’a pas de couleurs politiques. Sauf que le président de l’association, Paul-Éric Blanrue, avait une vision particulière du scepticisme : il était négationniste. Oui, sa vision du scepticisme c’était de « douter » des victimes de la Shoa… On image la réaction des membres de l’association qui étaient venus pour défendre la science et qui voient que leur association diffuse les thèses de Faurisson et autres idées négationnistes et conspirationnistes nauséabondes… 5)Une histoire similaire est arrivé au US quand la Société zététique est devenue… la société de la Terre Plate ! Comme quoi, l’étiquette sceptique peut être revendiquer par toute sorte de personne

Bon, on va déjà pouvoir dire qu’il est difficile de concilier l’Extrême-droite avec l’esprit critique. C’est de là que vient la plupart des théories du complot, et qu’on retrouve tous les opposants historiques au Progrès scientifique : obscurantiste, essentialiste, etc. Bref c’est assez illusoire de penser qu’on aura vraiment « toutes » les idéologies possibles dans le combat pour la science : certains auront de fortes raisons pour ne pas l’accepter. Et c’est pour ça que la plupart des associations créés ensuite (comme L’observatoire zététique) ont pris l’habitude de se méfier des récupérations politiques de la méthode scientifique 6)Et de part cette expérience, ils se méfient particulièrement de l’entrisme venant de personnes d’extrême-droite. Ceci étant dit ça ne règle pas la question : où se situe alors l’esprit critique s’il n’est pas à l’extrême droite ?

L’esprit critique est défendu pour plusieurs raisons, et le tout est de savoir pourquoi. Pourquoi est-ce qu’on défend une idée, quel est le projet derrière ? Et de là on peut déjà y voir plus clair. Certains pensent qu’il est bon d’apprendre à débattre rationnellement, d’autres le font parce qu’ils aiment la science, d’autres encore parce qu’ils y trouvent un moyen de se valoriser socialement, etc. Dans chacun de ces cas, il y a une notion prescriptive à l’esprit critique, ses buts sont arbitraires, subjectifs7)Oui je viens de dire que les objectifs qui justifient une méthode qui promeut plus d’objectivité sont… subjectifs. #MindFuck. En d’autres termes, ça s’inscrit forcément dans une forme d’idéologie, et c’est très bien comme ça. Quand on cherche les faits de manière sceptique, on veut absolument mettre de côté nos idéologies (et ça se défend), mais quand on prescrit, on aura toujours une part de subjectivité, parce que les buts sont fixés arbitrairement. Mais si c’est une idéologie, alors on devrait pouvoir la placer sur le spectre gauche-droite, qui a été fait pour ça ! Alors, alors, il est placé où l’esprit critique au milieu des autres idéologies ? Encore une fois, ce n’est pas si simple.

Je l’ai rappelé en introduction : ce qui correspond à la droite et la gauche évolue selon les contextes. Alors, on risque de souvent se tromper en affirmant dans l’absolu que « ceci est de gauche ou de droite ». Mais à droite on trouve historiquement une appétence pour l’autorité et l’élitisme, ce qui s’oppose au projet d’éduquer un maximum de personnes à l’esprit critique. Et de là, on pourrait envisager l’hypothèse :

Les buts qui amènent à recourir à l’esprit critique s’inscrivent plus souvent dans des idéologies de gauche que des idéologies de droite.

Mais il s’agit là du point de vue d’un français du 21e siècles, repartons à nouveau en arrière pour mettre ça en perspectives, et voir si l’hypothèse tient la route.

Il est difficile d’avoir une définition universelle de gauche et droite quel que soit le contexte…

A l’époque où le concept de gauche et de droite était en train d’apparaître (durant la Révolution française), la pensée critique était représentée entre autres par les philosophes des Lumières, c’est-à-dire des personnes défendant la laïcité, la rationalité, et les droits naturels de l’être humain. Les courants politiques qui se réclamaient de la Révolution et des Lumières étaient ainsi en lutte contre l’autorité monarchique, l’obscurantisme religieux. Si on peut facilement les classer tous à gauche à l’époque (et je dis bien pour CE contexte-ci), on peut douter que ces mêmes idées le soient encore aujourd’hui : les libéraux, faisant de la compétition et l’élitisme le cœur de leur société idéale, on ne peut plus vraiment parler d’une idéologie de gauche8)Je parle ici du libéralisme économique, parce que je ne veut pas rentrer dans le détail des autres types de libéralisme, ce n’est pas le sujet de l’article.

Ainsi, le scepticisme peut prendre beaucoup de formes et se mélanger avec plein de bords politiques différents. De nos jours il semble bien y avoir des sceptiques dans tous les camps politiques, avec un taux plus faible à l’extrême-droite. Voilà pour l’état de ce qu’on sait, maintenant débute la réflexion plus personnelle.

La morale a des fondements factuels

La morale, et l’ensemble de nos jugements moraux, elle se basent sur quelque chose : des fondations théoriques et morales. Pensez à une affirmation morale que vous pouvez avoir. Si on vous demande sur quoi ça se base, vous aurez au moins un fondement théorique et/ou un fondement moral.

Exemple :
– Je pense que les femmes sont en moyenne moins bien payées que les hommes à poste égal (fondement factuel)
– Je pense que ça serait bien que le genre n’influe pas sur les niveaux des salaires (fondement morale)
– Donc je pense que la situation actuelle est mauvaise (conclusion et nouveau fondement morale)

Vos croyances se base sur des croyances, qui se base sur des croyances…

A partir de là, on peut se poser plein de questions, c’est pas mal de se poser la question pour ses propres opinions, pour éviter d’avoir une conviction sans fondations. On peut prendre pour exemple la question suivante : sur quoi se basent les mouvements féministes en termes de faits scientifiques ? Sur des études de biologie, puis de sociologie du genre qui pourront poser les fondation factuelles auxquelles s’ajouteront les fondations et étages moraux. Et les idéologies plus de droite ne sont pas très différentes : on retrouve par exemple souvent des discours anti-féministes basés sur des études en psychologie évolutionniste, justifiant des discours essentialistes et conservateurs. 9)Même si on peut fortement critiquer la validité de ces études, ainsi que leur interprétation : https://www.metadechoc.fr/shocking-12-odile-fillod

…racistes décomplexés qui conceptualisent la haine, mais même les nazis avaient leurs propres intellectuels.

Kery James – Vivre et mourir ensemble

Bref les fondements des convictions politiques sont des croyances qu’on peut questionner avec les outils de la pensée critique. Et c’est même le principe de base de l’auto-défense intellectuelle. Pour Chomsky10)Antoine Chomsky, dont j’ai parlé dans ma vidéo sur la manufacture du consentement : https://skeptikon.fr/videos/watch/be69956e-9a7e-42b6-a569-d6a9a9bc1844 (qui a popularisé le terme), c’est l’arme qu’il faut aux citoyens pour se protéger de ce que les gouvernements veulent faire en leur nom. C’est pourquoi apprendre l’auto-défense intellectuelle, c’est chercher à questionner les croyances, leurs fondements, reconnaître tout ce qu’on croit parce que ça sonne bien à nos oreilles, ou qu’on a juste été élevé comme ça et qu’on n’a pas remis tout en cause.

On avance, mais du coup on retombe sur l’idée que « tout ça c’est des outils » qui sont utilisés par un peu tout le monde, et donc que l’esprit critique n’est ni de droite ni de gauche. Mais je ne peux pas être satisfait de cette réponse tant qu’on aura pas trouvé un argument frappant théorique et pratique. Avec un raisonnement très théorique, on pourrait envisager que c’est plus facile d’être rationnel en étant de gauche parce qu’on serait ainsi plus facilement ouvert aux idées nouvelles comme les découvertes scientifiques récentes. Mais on peut aussi dire que c’est plus facile d’être de droite et sceptique, parce qu’on est beaucoup plus exigeant avec les idées nouvelles. Bref, il nous faut creuser encore un peu la question.

Quand on veut mélanger science et politique

Bon, j’ai dit que toutes les familles politiques utilisaient la science et l’esprit critique pour fonder leur raisonnement en politique. Mais je ne pense pas que ce processus se fasse de la même manière chez tout le monde. L’humain à une forte tendance à continuer à défendre des croyances qui ont a démontrées fausses11)https://cognitionsocialeulb.wordpress.com/2012/11/13/pourquoi-continue-t-on-a-croire-a-des-theories-meme-lorsquelles-sont-discreditees/. Si on était très rationnel comme espèce, on aurait arrêté de vouloir hiérarchiser les groupes selon des prétendues « races humaines » : depuis Darwin on sait que ça n’a pas de réalité scientifique. Et pourtant le racisme et le racialisme ont survécu à droite, bien après Darwin. Les croyances réfutées ont tendance à persister, on trouve juste de nouvelles justifications pour les mêmes conclusions.

Je parle de la droite, mais c’est bien une tendance qui nous touche tous, et on appelle ça les « croyances orphelines ». Mais je pense qu’à cause de ça, les idéologies politiques seront plus ou moins compatibles avec les découvertes scientifiques récentes. On peut même faire l’hypothèse que la tendance générale est que plus une idéologie est ancienne et peu changeante, plus elle risque de s’opposer à un moment ou un autre à la méthode scientifique et ses conclusions. Et le corollaire de cette hypothèse serait que ce sont les idéologies de droite qui sont les plus concernées, parce que les idéologies les plus anciennes et figées… elles sont en tendance plus à droite.

Attention, je ne dis pas que toutes les personnes de gauche sont forcément rationnelles et que les personnes de droite se basent toujours sur les pseudo-science. La vérité est loin, très loin de là. Ce que je dis en revanche, c’est que les personnes qui essayaient de défendre la colonisation, le patriarcat, l’esclavage le faisaient avec des bases qu’on trouve aujourd’hui ridicules mais qui à l’époque étaient les théories scientifiques dominantes. La psychanalyse a été une théorie respectable pendant un long moment, la théorie des races humaines différentes aussi, mais plus parce que ça légitimait l’ordre social en place. Si on adopte une démarche de vérification systémique de nos croyances, on a moins souvent des opinions morales qui ne se basent que sur « c’est comme ça » ou des « c’est comme ça qu’on me l’a appris ». Or, respecter des dogmes métaphysiques12)Comme par exemple Dieu , le libre-marché, les droits naturels de l’être humain… ou des traditions sans vouloir les questionner… et bah encore une fois c’est un peu plus de droite quand même.

On devrait tous se poser la question, quel que soit notre bord politique.

Et c’est pourquoi on se rend compte que la plupart des zététiciens ont plutôt une sensibilité de gauche. Il y a bien quelques zététiciens qui se revendiquent de droite, comme le Cercle cobalt, mais on retombe assez souvent sur des personnes qui utilisent le scepticisme pour justifier leur préjugés politiques13)En témoigne par exemple un article faisant un formidable homme de paille grossier de ce dont parlent les sciences sociales. Ils présentent un « modèle standard » qui n’est en réalité enseigné nulle part, montrant leur faible niveau dans les disciplines qu’ils critiquent. http://cercle-cobalt.com/2019/05/12/le-modele-standard-des-sciences-sociales/. Au final, ce genre de personnes sont globalement minoritaires (en France en tout cas). Je garde encore une possibilité que mon hypothèse soit fausse, mais il me semble que ça cadre plutôt bien avec les données auxquelles j’ai accès. On tiendrait peut être une explication aux résultats des études sur les affinités politique des enseignants-chercheurs : il s’agit d’un des corps de métier le plus à gauche, et on y trouve régulièrement des personnes hostiles au marché. De là à dire que leurs conditions de travail les ont politisés à gauche, il n’y a qu’un pas…14)François, Abel, et Raul Magni Berton. Que pensent les penseurs ?: les opinions des universitaires et scientifiques français. Presses universitaires de Grenoble, 2015 Et si cette politisation venait du fait que la science encourageait sans cesse à inventer de nouvelles manières de vivre, et que ça, qu’on le veille ou non, c’est situé à gauche ? Mais là je risque de partir trop loin dans mes théories. Il est donc temps pour moi de conclure.

Conclusion

Je ne pense pas qu’on puisse classer politiquement un outil. Pour la science en tant que méthode, je persiste à dire qu’elle est amorale, elle ne fait que décrire mais pas prescrire. Ce qui n’empêche pas d’essayer d’avoir une bonne rigueur quand on parle politique, mais en cela on doit choisir entre faire de la science ou de la politique. On a vu que le scepticisme scientifique devait, pour être efficace, se détacher de tous les biais idéologiques et accepter une nouvelle idée si elles présente des preuves suffisante. Et ça, ça exclus l’extrême-droite qui gardera ses conclusions morales, peut importe les avancées scientifiques. Par contre ça laisse ouvert la possibilité du mélange avec différentes idéologies, il suffit juste que ses membres ne soient pas dogmatiques. Ma théorie est que les personnes de droite sont en tendances moins réceptives pour changer leurs croyances sur le monde car ça leur demande plus souvent de changer leur conclusions morales et qu’elles y tiennent. Tout ça pour dire : je ne pense pas qu’on puisse être vraiment de droite si on pousse la réflexion de l’auto-défense intellectuelle jusqu’au bout. Je pense par contre qu’une pensée de gauche est très compatible avec cette démarche. Et encore une fois, je pense que la posture critique du scepticisme est autant un outils utilisable par la droite que par la gauche.

J’ai au final une conclusion similaire à Tzitzimitl : des convictions de gauche sont plus faciles à faire cohabiter avec des connaissances scientifiques, mais ce ne sont pas ces dernières qui sont politisées. La qualité des productions scientifiques ne dépend pas de l’idéologie du scientifique, mais de sa méthode. En revanche, les interprétapotions et conséquences morales de ces découvertes vont être très différentes d’une idéologie à l’autre. Chaque personne aura une part de dissonance cognitive pour concilier sa vision du monde avec la science, mais personnellement, je pense que ce n’est pas également réparti sur le spectre politique.

Réferences   [ + ]

1. Par exemple j’ai beaucoup appris de R. Monvoisin et son cours Zététique et auto-défense intellectuelle : https://skeptikon.fr/video-channels/5f74ed4b-cc3c-4b33-a33d-06f49282ada5/videos
2. Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, je conseille à ce sujet une autre vidéo de Tzi : ❓LA SCIENCE MANQUE D’ÉTHIQUE • Le Grand Procès de la Science https://skeptikon.fr/videos/watch/9641932d-0624-49f1-9b43-f8f476f5e8d7
3. Parce que c’est sympa de savoir si les fantômes existent, mais c’est plus important de savoir ce qu’on doit faire en tant que communauté
4. On peut remonter plus loin en parlant des associations de défense de la science comme l’AFIS (1968) et l’Union rationaliste (1930). Mais en l’occurrence je me concentre sur les associations qui revendiquent le scepticisme dans sa forme récente, celle inventée par Broch
5. Une histoire similaire est arrivé au US quand la Société zététique est devenue… la société de la Terre Plate ! Comme quoi, l’étiquette sceptique peut être revendiquer par toute sorte de personne
6. Et de part cette expérience, ils se méfient particulièrement de l’entrisme venant de personnes d’extrême-droite
7. Oui je viens de dire que les objectifs qui justifient une méthode qui promeut plus d’objectivité sont… subjectifs. #MindFuck
8. Je parle ici du libéralisme économique, parce que je ne veut pas rentrer dans le détail des autres types de libéralisme, ce n’est pas le sujet de l’article
9. Même si on peut fortement critiquer la validité de ces études, ainsi que leur interprétation : https://www.metadechoc.fr/shocking-12-odile-fillod
10. Antoine Chomsky, dont j’ai parlé dans ma vidéo sur la manufacture du consentement : https://skeptikon.fr/videos/watch/be69956e-9a7e-42b6-a569-d6a9a9bc1844
11. https://cognitionsocialeulb.wordpress.com/2012/11/13/pourquoi-continue-t-on-a-croire-a-des-theories-meme-lorsquelles-sont-discreditees/
12. Comme par exemple Dieu , le libre-marché, les droits naturels de l’être humain…
13. En témoigne par exemple un article faisant un formidable homme de paille grossier de ce dont parlent les sciences sociales. Ils présentent un « modèle standard » qui n’est en réalité enseigné nulle part, montrant leur faible niveau dans les disciplines qu’ils critiquent. http://cercle-cobalt.com/2019/05/12/le-modele-standard-des-sciences-sociales/
14. François, Abel, et Raul Magni Berton. Que pensent les penseurs ?: les opinions des universitaires et scientifiques français. Presses universitaires de Grenoble, 2015

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