Société anesthésiée

Société où la musique envoutante d’Orphée,
Jouer avec la lyre d’Apollon, endort fées
Et humains dans les bras de Morphée.
Même effet qu’une dose de morphine,

Conduisant lentement vers une mort fine.
Appréciée par un fort apport d’endorphine,
Le bien être individuel conquis par l’or, fait
Du désir des hommes, leur propre faix.

Si ce qui est fait ne devrait plus être à faire,
Pourquoi continuer à se diriger vers l’enfer ?
Enfermés par l’illusion que l’or pourra les parfaire
Ils conjuguent au passé leur présent imparfait.

Luttant pour le sommet, le coup que l’un pare, fait
De son ascension le modèle de l’un parfait.
Ne méritant son trône de fer que par fautes,
Il attend qu’elle vienne le chercher avec sa faux

(Illustration : Jean Baptiste Camille COROT, Orphée ramenant Eurydice des Enfers, 1861)

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